Diversburnout

Le terme «burnout» qualifie à l’origine une construction sociale et scientifique apparue dans les années 1970, pour décrire un état de fatigue intense et de grande détresse causé par le stress au travail.

Conceptualisé pour la première fois par des chercheurs scientifiques, ce syndrome a fait l’objet de nombreux travaux, qui ont donné lieu à plusieurs définitions, toutes convergentes sur au moins un point: le burnout se définit par un état d’épuisement professionnel (à la fois émotionnel, physique et psychique) ressenti face à des situations de travail « émotionnellement » exigeantes.

  • Que recouvre le terme de burnout ?
  • Quels sont les moyens et les actions qui peuvent être mis en œuvre pour le prévenir et agir sur ses facteurs de risque ?
  • Quelles recommandations peuvent être données pour réagir face à un ou plusieurs cas de burnout ?

 

Différencier burnout, épuisement et dépression 

Toutes les situations d’épuisement ne correspondent pas à un burnout.

Parfois l’épuisement physique ou bien l’épuisement mental sont confondus avec le burnout, or ce type d’épuisement peut se réparer avec du sommeil, avec de la récupération, en se changeant les idées. Il est très répandu surtout à certaines périodes dans les études comme les examens.

Certains l’appellent déjà le nouveau « mal du siècle ». Le syndrome d’épuisement professionnel provient de la rencontre entre un individu et une situation de travail dégradée. Il peut s’expliquer à la fois par des caractéristiques liées au travail et à l’individu.

La dépression : les symptômes ressemblent de près au burnout mais la dépression est plus large, le burnout est plus “thématique” et est lié au sens des études, à leur place dans la vie aussi au niveau social.

Le burnout est donc très contextualisé, par exemple, on peut être en burnout étudiant, avec des symptômes de dépression au niveau de ses études. En effet il constitue un lieu où la personne se retrouve à côté d’elle, et cela se vit souvent par des crises.

C’est un concept neuf qui ne se superpose pas à un diagnostic psychiatrique mais qui peut mener à la dépression. Dans ce cadre, il est une maladie caractéristique de la relation d’aide qui englobe et dépasse le stress, dans laquelle la perte du sens du travail trouve une place majeure.

Freudenberger, un chercheur psychologue, dans les années 80, a mis en évidence ce syndrome qu’il appelle « burnout syndrome », comme d’une maison qui brûle et se consume de l’intérieur. Ce dernier comprend un trépied de symptômes :

  • Épuisement émotionnel : 50%
  • Déshumanisation de la relation à l’autre : 16%
  • Sentiment d’échec professionnel : 2% ont les trois items.

Inforgraphie burnout

Comment détecter le burnout et le prévenir ?

Vous vous sentez épuisé après une journée de travail ? Vous avez constamment l’impression d’être submergé et d’agir dans l’urgence ?

Vous vous sentez nerveux, irritable, mal dans votre peau, pessimiste, incompris ?

Le plus important est d’offrir un espace d’accueil, de la bienveillance.

Dans le burnout, la notion de crise de sens est très présente, c’est la question “que faire de ma vie?”, savoir dans quelle direction on se dirige, savoir pourquoi et l’objectif des études.

Prenons l’exemple du burnout étudiant plus spécifiquement, est lui est bien plus profond que ça et est lié à une véritable crise de sens, une crise identitaire, et est beaucoup plus rare que l’épuisement. Le burnout étudiant, c’est lorsque l’étudiant ne trouve plus le sens ni le chemin de ses études. “On souhaite accomplir son projet de vie à travers les études, or quand on perd le sens de ses études c’est tout le sens de la vie qui peut se remettre en question.” explique Michaël De Villiers, qui est psychologue.

Dans notre société, noyée sous les informations et les possibilités, ce monde des possibles devient très compliqué à gérer.

L’une des principales causes du burnout étudiant est le surmenage dû à la combinaison :

D’une part, d’une surcharge de travail : conciliation des cours, des révisions et bien souvent d’un job étudiant et/ou d’un stage, voire d’une préparation à un concours. Et d’autre part, de la pression que l’on ressent dans son école ou université, mais aussi la pression familiale et/ou pression que l’on exerce sur soi-même (attention aux regards des autres). On pourrait également ajouter un autre facteur au burnout étudiant : celui de l’incertitude face à l’avenir. Ce questionnement se traduit ensuite par un sentiment de perdre son temps, par la peur de ne pas trouver de travail, d’être au chômage ou de ne pas réussir sa carrière. Il y a également la peur de l’échec qui entraîne un manque de confiance en soi… qui peut s’avérer fatal.

Si on ressent un décalage de soi, c’est souvent l’extérieur qui a un peu influencé, pas forcément volontairement, et par suite on a envie de répondre à des demandes externes, donc avant toute chose il faut pouvoir cerner le mal-être en apprenant à se connaitre.

Le point d’ancrage, c’est l’intelligence émotionnelle, il faut pouvoir être soi, et avoir la connaissance de ce qui est important pour soi. Cette connaissance permettra de servir de “GPS” au fur et à mesure pour comprendre et savoir quand on se sent en décalage avec soi-même. Il faut donc développer quelque chose qui vient de l’intérieur pour toujours avoir quelque chose qui provient de nous, de notre volonté.

Pour espérer un vrai changement durable au niveau de nos résultats, il faut absolument créer le changement en nous. Le travail doit se faire sur notre monde invisible, sur nos racines, nos pensées, nos émotions et notre façon de voir le monde.

 

 

Peut-on réellement changer ?

Oui, bien évidemment, tout est possible. Tout d’abord, en mettant de l’ordre dans notre vision des choses, et petit à petit une nouvelle attitude mentale prendra place, nous permettant de nous regarder, d’observer les autres et le monde d’une nouvelle manière et donc le seul mot d’ordre est la pratique.

 

Alors que faire pour échapper au burnout ?

La première chose à faire est de prendre en compte sa souffrance et de l’accepter : « oui je suis pas bien ». Puis, une fois le diagnostic posé, cette phase d’acception est importante tout comme la recherche des causes qui vous ont amenées à cet état d’épuisement mental et physique.

Afin de remettre le pied à l’étrier, il est important de commencer doucement en faisant des petits pas.

1/ Être organisé

L’organisation du travail permet de se concentrer sur l’essentiel et d’être efficace. Portez également beaucoup d’attention à l’organisation de votre emploi du temps et à la planification de votre travail afin d’éviter la surcharge de travail à la dernière minute ! De plus, vos objectifs doivent être réalistes et réalisables. S’ils sont inaccessibles, vous allez vous rendre directement à la case burnout. Prenez le temps de lister vos objectifs, d’en discuter et sélectionnez ceux qui sont prioritaires (et à quelle échéance ?) et mettez en place un retro planning. Enfin, se donner de petits objectifs atteignables est l’une des 3 actions puissantes pour rester motivé.

2/ Savoir gérer votre temps

Tout est urgent mais vous devez apprendre à ne pas répondre à la première urgence qui se présente. Évitez de suspendre vos activités si utiles. Par ailleurs, il est important que vous sachiez déléguer certaines tâches chronophages et celles pour lesquelles vous n’avez toutes les compétences requises. Mais surtout rien n’est plus épuisant que de vouloir tout contrôler, vous devez alors toujours avoir confiance.

 

3/ Ne pas s’isoler

Libérer la parole et écouter, c’est donc la clé car si on n’offre pas cet espace d’ouverture, l’étudiant peut très vite se noyer. Si vous ressentez les symptômes du burnout, demandez de l’aide : soit à votre famille ou à vos amis. Allez donc vers quelqu’un qui aura une écoute attentive, qui possède une bonne empathie et qui est bienveillant avec vous. Ne vous isolez pas !

Vous pouvez également créer du lien et éviter l’isolement en formant un groupe de travail. Pour le mettre en place et qu’il soit efficace, il faut  travailler en groupe car c’est le meilleur moyen pour progresser.

4/Donner du sens à votre vie

Il est important, à tous les âges de la vie, mais, peut-être encore plus au moment de choisir sa carrière, de penser au sens que l’on veut donner à sa vie et au but de ses études. C’est l’une des clefs de la motivation !

5/Modifier durablement votre mode de vie

Commencez par mettre en place des rituels notamment le matin et le soir. En effet, les habitudes ont un côté rassurant et permettent de bien démarrer la journée et d’aider à l’endormissement.

Lisez, car la lecture baisse le stress de 60 % ce qui vous permettra de mieux vous endormir. Ensuite, respirez profondément voire méditez afin d’aider votre corps à se détendre.

Enfin, améliorez votre hygiène de vie : essayez d’adopter le plus possible une alimentation saine et équilibrée ainsi qu’une activité physique régulière pour permettre à votre corps d’évacuer le stress et les tensions pour pouvoir retrouver de l’énergie.

6/Savoir prendre du repos

Si vous êtes un entrepreneur : Attendre d’être complètement épuisé pour prendre des congés fait courir le risque de perdre la concentration et l’énergie nécessaires pour donner le meilleur de vous-même. Donc la prise des congés est indispensable.

7/ Faire la sieste

La sieste au travail est souvent mal considérée, mais dormir quelques minutes peut s’avérer bénéfique pour tous. Cependant, une sieste augmenterait ainsi la productivité au travail de 35 %. Elle aurait d’autres bienfaits comme celui d’améliorer la mémoire et favoriser la concentration. Pour cela, En tant qu’entrepreneur, faites la sieste !

 

Pour conclure, le mot-clé contre le burnout reste : le lâcher-prise ! Acceptez de ne pas tout gérer (donnez-vous des priorités et éliminez les tâches secondaires ou déléguez-les), pardonnez-vous de rendre un travail imparfait et reconnaissez vos limites. Tout simplement : Prenez le temps de vivre !

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